 L'Islam-Lumière pour l'humanité Forum officiel du Professeur Al Habib Hamza Van Osselt |
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sindibel Invité
| Sujet: augmentation mammaire Dim 22 Juin 2008 - 21:47 | |
| Salam o 3alaykom
J'ai déja etudié la question que je vais poser, et forcément, si je vous contacte, c'est que je n'en connais pas du tout la reponse.
J'ai une tres tres petite poitrine. Un poil au dessus des petites filles. Je sais que la chirurgie esthetique est Haram, je ne tiens pas a critiquer Allah, loin de la, je le remercie d'avoir tous mes membres et ma santé. Si cela ne tenait qu'a moi, il n'y a aucun problème vis a vis de ma poitrine.
Le probleme est que je suis avec un jeune homme ( que malheureusement mes parents ont refusé, a cause de notre age, ou des etudes, toutes les raisons etaient les bienvenues). Incha allah, c'est avec lui que je me marierai, parce que c'est le premier, il sera le dernier. Ce serait une insulte envers moi même ou un autre, d'avoir eu "un ex".
Mais je redoute le jour où il pourrait me voir nue. Je sais qu'il aime les poitrines genereuses. Et moi, etant petite, j'ai souhaité de tout coeur de ne pas en avoir.... et la j'en voudrais un peu plus, rien d'exhuberant. Sans parler de toutes les femmes n'hesitant plus a en monter la moitié (habillée correctement...). J'en arrive a regarder les autres femmes, et filles, puis me dire, celle là a trop de chance, et puis je finis par pleurer. Pourquoi? parce que je ne me sens pas assez femme... aussi parce que mon futur mari, une fois mariés, pourrait se dire en voyant une autre femme a poitrine genereuse "moi a la maison, j'ai une planche a pain". (desolée) Je ne pourrai pas le satisfaire, et ça me bloquera totalement.
Vous penserez peut etre qu'en me voyant, il sait a quoi s'attendre, he bien meme le peu qu'il voit est rembourré.
J'ai utilise bon nombre de plantes...je vais essayer quelques cremes, j'ai meme essaye des huiles fabriquées par moi meme. Mais rien ( sans parler du risque accru du cancer du sein que j'induis par ces façons!) Je ne veux pas de la chirurgie esthetique, pas avant d'avoir essaye la pilule. Mais, je cherche sur internet et ailleurs tout pour me dissuader, ça marche un certain temps puis plus rien, la chirurgie semble pouvoir regler le probleme.
Dans mon cas est ce que ce serait autorisé?
Merci d'avoir lu. Mes salutations.
Sindibelle. |
|  | | Admin Admin

 Age : 39 Inscrit le : 15 Oct 2006 Messages : 130
| Sujet: Re: augmentation mammaire Dim 22 Juin 2008 - 23:25 | |
| salaam eilikum
Le recours à la chirurgie esthétique pour remodeler ou embellir l'aspect de certaines parties du corps malformées ou endommagées est relativement courant dans nos sociétés. La question qui se pose naturellement pour nous, musulmans et musulmanes, consiste à savoir dans quelle mesure cette pratique est-elle en conformité avec les principes énoncées dans nos références religieuses…
Avant tout, il convient de rappeler deux principes essentiels, qui sont en rapport avec l'attention que le musulman et la musulmane peuvent accorder au soin de leur apparence physique :
L'Islam encourage l'embellissement…
L'embellissement et l'expression de la beauté sont, en soi, licites et même, dans une certaine mesure, appréciés en Islam. Allah dit dans le Qour'aane : "Dis : "Qui a interdit la parure d'Allah, qu'Il a produite pour Ses serviteurs ("zînat Allâhillati akhradja li 'ibâdih"), ainsi que les bonnes nourritures ? " Dis : "Elles sont destinées à ceux qui ont la foi, dans cette vie , et exclusivement à eux au Jour de la Résurrection." Ainsi exposons-Nous clairement les versets pour les gens qui savent."
(Sourate 7 / Verset 32)
Az Zamakhchari et Al Âloûsi, commentant le terme "zînah" employé dans ce verset, écrivent que celui-ci désigne les vêtements, ainsi que tout ce qui est utilisé comme moyen d'embellissement. (Réf : "Al Kachâf" - Volume 2 / Page 101 - "Roûh oul Ma'âniy" Volume 8 / Page 111)
Ar Râzi indique pour sa part que, selon une interprétation donnée à ce terme, celui-ci fait allusion à l'ensemble des parures ainsi que tout ce qui permet d'embellir. Il ajoute ensuite, en substance, que celles-ci sont licites, exception faite de ce qui a été spécifiquement désigné par une preuve - d'interdiction. (Réf : "Tafsîr Kabîr" Volume 14 / Page 63)
L'appréciation de l'embellissement et de l'attention accordée pour soigner son apparence physique - non pas par orgueil, mais afin de manifester la faveur divine dont on a été gratifié (Voir à ce sujet les écrits de Ibn Hadjar r.a. - "Fath oul Bâri" - Volume 10 / Page 260) - ressort également du Hadith bien connu qui dit en ce sens : "(…) Dieu est Beau - Il aime la beauté (…)" (Mouslim)
En Islam, il n'est donc pas question de lutter contre le désir et la volonté de s'embellir, qui, à vrai dire est un trait même de la nature humaine : Les enseignement islamiques visent plutôt à orienter l'être humain quand à la façon de satisfaire ce désir, afin de l'éviter de sombrer dans certaines attitudes qui pourraient porter préjudice, moralement, spirituellement ou autre, à sa propre personne ainsi qu'à ceux qui l'entourent. C'est justement pour cette raison que des limites bien précises ont été énoncées à ce niveau :
Le Qour'aane condamne par exemple le "Tabarroudj", qui est défini par certains savants comme étant le fait, pour la femme musulmane, de s'exhiber en présence d'hommes étrangers en adoptant une attitude de nature à provoquer des désirs illicites...
Par rapport au sujet précis que nous évoquons, il y a également un autre point très important qui a été énoncé dans nos références : Tout ce qui relève de l'excès en matière d'embellissement est condamné.
… mais condamne l'excès.
Comme on peut s'en rendre compte quand on considère nos préceptes religieux en général, la voie adoptée en Islam est toujours celle du juste milieu et de la modération. Ainsi, si l'Islam autorise et encourage l'homme et la femme de soigner leur apparence physique, il leur interdit strictement cependant de modifier celle-ci (de façon frappante ou irréversible) par pur souci d'embellissement. C'est en gardant cela à l'esprit que l'on arrive à comprendre pourquoi : d'un côté, il a été enseigné -aux musulmans en général- d'enlever les poils du pubis et des aisselles, de se couper les ongles, -et aux hommes en particulier- de se circoncire et de se tailler la moustache (tous ces actes ont d'ailleurs été désignés comme relevant de la "Fitrah", de la nature humaine), et d'un autre côté, il leur a interdit des actes comme l'épilation les sourcils, le tatouage, etc... Certaines formes de ce second type d'embellissement prohibé -et considéré comme relevant de l'excès, ont même été qualifiées d'"altérations de la création d'Allah" ("taghyîr khalqillâh"), altérations que le Qour'aane désigne comme découlant d'une inspiration satanique :
"Allah l'a maudit et celui-ci (le Diable) a dit : "Certainement, je saisirai parmi Tes serviteurs une partie déterminée. Certes, je ne manquerai pas de les égarer, je leur donnerai de faux espoirs, je leur commanderai et ils fendront les oreilles aux bestiaux (c'était là une pratique superstitieuse des arabes païens) ; je leur commanderai, et ils altéreront la création d'Allah…" (Sourate 4 / Versets 118-119)
Le sens et la portée de ce verset coranique est explicité par le récit suivant : Il est rapporté qu'une fois Ibnou Mas'oud (radhia allâhou anhou) avait maudit celles qui exécutent les tatouages et celles qui se font tatouer ("al wâchimât wal moustawchimât"), celles qui s'épilent et se font épiler (les sourcils, selon l'interprétation donnée par l'Imâm Abou Dâoud r.a., ou les poils du visage, selon l'interprétation de certains autres savants…) ("an nâmisât wal moutanammisât"), celles qui se font limer les dents par coquetterie ("al moutafalidjât lil housn"), altérant ainsi la création de Dieu." Une femme lui en fit le reproche. Ibn Mas'oûd (radhia Allâhou anhou) répliqua : "Et pourquoi ne maudirai-je pas ceux que l'Envoyé d'Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) a maudit (…)" (Rapporté par Boukhâri et Mouslim) 1
On soulignera encore que tout changement physique qui aurait pour conséquence de dissimuler l'apparence réelle et naturelle et de tromper ainsi autrui a également été condamné dans nos références (voir à ce sujet les propos de l'Imâm Khattabi r.a., cités par Ibn Hadjar r.a. - "Fath oul Bâriy" - Volume 10 / Page 380). Dans un Hadith rapportée par Ibn Oumar (radhia Allâhou anhou), il est dit que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a maudit celle qui rallongent les cheveux des autres et celles qui se font rallonger les cheveux (...). (Boukhâri et Mouslim)
En ce qui concerne la chirurgie esthétique…
C'est en gardant à l'esprit ces deux principes essentiels que l'on peut arriver à comprendre les avis juridiques émis en ce qui concerne le caractère licite ou illicite de la chirurgie esthétique.
Le recours à la chirurgie esthétique est permis pour un homme ou une femme lorsqu'il s'agit de supprimer des anomalies physiques, de restaurer des fonctions perdues de certaines parties du corps qui ont été endommagées, et, dans une mesure générale, de remédier à un défaut préjudiciable qui occasionne une souffrance physique ou une détresse morale réelle et importante, et ce, qu'il s'agisse d'une malformation d'origine congénitale ou résultant d'un accident ou d'une maladie - ce type de chirurgie est souvent qualifié de "chirurgie réparatrice". C'est le cas par exemple des opérations entreprises pour corriger la malformation dont est victime l'enfant qui naît avec un bec-de-lièvre, ou des doigts collés entre eux. C'est aussi ce qui envisagé pour venir en aide aux personnes qui ont été victimes d'accidents ayant provoqué des lésions et des blessures importantes au niveau du visage ou ailleurs, mais encore à ceux qui ont été brûlés ou mutilés, etc… Certains savants font le rapprochement entre ce type de chirurgie, motivé par le besoin ou la nécessité, avec la permission accordée par le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) à un Compagnon (radhia Allâhou anhou) - Ourfoudja bin As'ad (radhia Allâhou anhou)-, dont le nez avait été sectionné au cours d'une bataille, d'avoir recours à une sorte de prothèse en argent pour remplacer l'organe perdu. (Réf : "Sounan Abi Dâoûd" - Hadith N° 4232 - Ce récit est également mentionné dans bon nombre d'autres ouvrages de Hadiths, et Cheikh Choueïb Al arnâoût écrit au sujet d'une des versions présentes dans le "Mousnad" de l'Imâm Ahmad r.a. que sa chaîne de transmission est "hassan" - fiable.)
Il est à noter que la permission d'agir afin de faire disparaître certains défauts physiques douloureux est rapportée d'un illustre savant Moudjtahid, en l'occurrence l'Imâm Ibn Djarîr At Tabari r.a. (Réf : Fath oul Bâriy" - Volume 11 / Page 375-376, selon les références données dans "Al Moufassal"). Dr Abdoul Karîm Zaydân, entre autres, est d'avis que cette permission devrait être étendue aux défauts occasionnant une souffrance morale également (Réf : "Al Moufassal fi ahkâmil mar'ah" - Volume 3 / Page 409).
Les opérations de chirurgie esthétiques réalisées en cas de besoin ou de nécessité n'entrent donc pas dans le cadre de l'"altération de la création d'Allah" ("taghyîr khalqillâh"), qui a été définie plus haut. Il est d'ailleurs intéressant de souligner que dans le Hadith rapporté par Ibn Mas'oûd (radhia Allâhou anhou) (cité précédemment), celui-ci précise, au sujet de celles qui se font limer les dents, qu'elles agissent par coquetterie et donc dans un souci exclusivement esthétique ("lil housn"). C'est justement en considérant cela que d'illustres savants comme l'Imâm An Nawawi r.a. et Hâfidh Ibn Hajar r.a. écrivent dans leurs commentaires respectifs des Sahîh Mouslim et Boukhâri que la malédiction mentionnée dans le Hadith ne s'applique pas pour celle qui agit de la sorte en cas de besoin, dans le cadre d'un traitement ou afin de corriger une déformation au niveau des dents (Réf : "Char'h Mouslim"- Volume 14 / Page 107 et "Fath oul Bâriy" - Volume 10 / Page 373). Certains savants affirment que cette condition citée par Ibn Mas'oûd (radhia Allâhou anhou) en ce qui concerne celles qui se liment les dents -c'est à dire que leur geste soit motivé uniquement par une volonté d'embellissement (considérée comme excessive)- s'applique également aux autres attitudes mentionnées dans le Hadith. (Réf : "Awn oul Ma'boûd" - Volume 11 / Page 226)
Par contre, la chirurgie plastique qui est faite dans un but purement esthétique, afin d'embellir les formes de certains organes ou pour atténuer les signes du vieillissement, et qui ne repose donc sur aucune nécessité ou besoin (reconnus comme tels, à la lumière de nos références religieuses), n'est pas permise. Elle est considérée par les juristes musulmans comme relevant de l'altération à la création d'Allah, dont la gravité a été évoquée plus haut. Cet avis d'interdiction est notamment celui énoncé par Cheikh Al Qaradâwi (Réf : "Al Halâl wal Harâm" - Page 86), Dr Abdoul Karîm Zaydân ("Al Moufassal" - Volume 3 / Page 410), Cheikh Khâlid Sayfoullâh ("Halâl o harâm" - Page 215), Cheikh Mouhammad Ibn Mouhammad Al Moukhtâr Ach Chanquitiy (Réf : "Ahkâm oul Djarâhatit Tibbiyah") et bien d'autres savants encore (Réf : "Bouhoûth li ba'dhin nawâzil al fiqhiyah al mouâsarah" - Pages 118). Sont donc interdits, par exemple : le lifting (qui vise à rajeunir le visage en diminuant ou en supprimant les rides au niveau du front, des paupières ou du cou notamment…), la chirurgie du sein (que ce soit pour l'augmentation mammaire par la pose de prothèse ou pour la diminution du sein, et ce, par pur souci d'embellissement), le remodelage du nez ou rhinoplastie (lorsqu'elle est réalisée dans un but purement esthétique), l'oroplastie, c'est à dire le remodelage de l'oreille externe (la même précision apportée pour les exemples précédents s'applique encore ici), la chirurgie correctrice du menton reculé, la chirurgie qui vise à augmenter l'épaisseur des lèvres, les différentes plasties abdominales (mini-lift abdominal, lipectomie abdominale…), etc…
je conclurais en disant que l'Islam ne donne pas de définitions de la beauté et que le Prophète SAW a dit que l'on se marie avec une femme pour 4 critères:sa beauté, sa richesse, sa filiation et sa religion et qu'il nous a recommandé de ne prendre en considération que le critère religieux, sinon le mariage ne sera pas basé sur un lien solide. Cheikh Zakaria Seddiki m'a un jour dit de ne pas s'inquiéter pour quelque chose que nous ne controlons pas!!!
Hamza |
|  | | sindibel Invité
| Sujet: aumentation mammaire Lun 23 Juin 2008 - 11:18 | |
| salam o 3alaykom
Merci pour le rappel, mais, il est a prendre en compte, que ce n'est pas par souci d'embellissement, mais c'est reellement psychologique. Ce probleme cause de nombreux soucis de jalousie dans notre couple.
Aussi, L'Islam est une religion du juste milieu. En matiere de poitrine, je vous assure etre tres loin du milieu. Cela n'altèrea pas mon moral, au contraire, permettre une meilleure entente dans le couple.
Le mariage est la moitié de L'Islam, et la sexualite, une tres grande partie du mariage. Pour avoir une bonne entente, une bonne harmonie, il faudrait au moins que je me sente attirante, et capable de satisfaire non?
Aussi, la femme n'a t elle pas le devoir de se faire belle pour son mari? Malheureusement, nous vivons dans une societe, ou la sexualite est banalisée. Sans oublier que mon futur mari a deja eu des experiences sexuelles. Je ne voudrais pas que la comparaison se fasse. J'essaie juste d'apprendre a etre une bonne epouse quand je serai mariée bien sur.
Je suis quelqu'un de trop pudique, ma mere ne m'a jamais vue nue, ni ma soeur. Je recois les commentaires des femmes de mon entourage, sans parler au maroc, ou elle n'hesitent pas a toucher, pour chercher! La conclusion vient assez vite.
Je n'ai pas l'intention de porter des decolletés jusqu'au genou (pardonnez l'expression, mais je veux que vous compreniez ma pensée) et je n'ai pas l'intention de demander au chirurgien d'avoir une poitrine digne des mamas africaines. Un juste milieu.
Merci pour votre attention.
Sindibelle. |
|  | | asma
 Age : 23 Inscrit le : 18 Mai 2007 Messages : 1
| Sujet: Re: augmentation mammaire Jeu 26 Juin 2008 - 18:03 | |
| Salamou'alikoum, Tu aurais pu éviter tous ces détails,et faire part d'une simple question concernant la chirurgie esthetique,il faut garder une certaine pudeur quand on pose une question en sachant que des hommes la liront, il y a suffisament assez de femmes cultivées en sciences islamiques pour te renseigner,c'est pas le fond de la question qui me choque mais la manière dont tu exposes ton intimité. Allahi hdina jami3an
J'en profite pour vous faire part d'un discours concernant la pudeur de Abu Bakr Jazairi Salam alaikum mes frères et soeurs
D’après Abou Hourayra (radiyallahou 3anhou) le Messager d'Allah (sallallahou 3alayhi wa sallam) a dit :
«La pudeur est un signe de la foi.
Or, la foi mène au Paradis.
Tandis que l’obscénité est un tort
Et que le tort causé à autrui mène à l’Enfer » (Rapporté par Ahmad, at-Termedhi et Ibn Hebban 2518) La pudeur en Islam. Je vais vous entretenir au travers de ces quelques lignes au sujet d'une chose qui, malheureusement, se fait de plus en plus rare de nos jours: il s'agit de la pudeur. C'est vraiment là un triste constat, mais à vrai dire, cela avait déjà été prédit par le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam). Cependant, avant de continuer, je vous propose de voir de façon un peu plus précise ce que je désigne par le mot pudeur. Les savants de l'Islam nous apprennent qu'il en existe deux types. Le premier est la pudeur naturelle ("al hayaa-oun-nafsâniy"), celle qui existe en chaque être humain, placé en lui par Allah et qui est un sentiment de réserve et de retenue qui empêche l'homme de faire ou de dire des choses pouvant choquer ou revêtir un caractère blâmable. Le deuxième type de pudeur ("al hayaa-oul-Imâniy") résulte de la foi en Dieu. Cette pudeur, qui est propre au croyant, est une qualité qui habite son cœur et qui l'empêche de faire le mal quelque soit l'époque, l'endroit ou les conditions dans lesquelles il se trouve. Elle empêche au croyant de faire le mal, même quand il est seul et qu'il n'a personne pour le voir, car au fond de lui, il a la conviction qu'Allah le voit toujours.
Contrairement au "hayaa-oun-Nafsaniy" qui existe naturellement chez l'homme, le "hayaa-oul-Imâniy" ne s'acquiert qu'à la suite d'efforts répétés. C'est à propos de cette pudeur que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit: "… le Hayya est une branche importante de la foi." En d'autres mots, le croyant doit s'abstenir de faire le mal, par honte à l'égard d'Allah. Il est du devoir du musulman d'entretenir et de développer ces deux sortes de pudeur. Plus que tout autre, il se doit de manifester de la pudeur, envers ses semblables et envers Allah, dans son comportement, dans ses actes, et surtout dans sa tenue vestimentaire. Les enseignements du Qour'aane et de la Sounnah dirigent le musulman vers cette voie: tout acte ou comportement qui pourrait nuire à la morale publique a été prohibé par l'Islam. C'est ainsi que l'Islam a imposé aux hommes et aux femmes de couvrir certaines parties de leurs corps. D'après l'école hanafite par exemple, il est strictement interdit aux hommes de découvrir la partie du corps qui se trouve entre le nombril et les genoux inclus, et ce, en présence de n'importe qui (même des enfants ! exception faite cependant de l'épouse.) Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) a aussi empêché aux musulmans de tenir un langage grossier et vulgaire, un langage qui serait justement contraire à la pudeur. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui-même, lorsqu'il parlait à ses compagnons de sujets assez sensibles, employait toujours un langage plein de finesse et faisait appel à des métaphores, à des images, manifestant de la sorte sa pudeur jusque dans ses propos. On pourrait trouver encore beaucoup de Hadiths qui montrent l'importance que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) accordait cette qualité essentielle. Il disait en ce sens: "La pudeur n'amène que le bien." Dans d'autres Hadiths, il a aussi fait allusion aux maux qui apparaissent dans une société où cette qualité tend à disparaître. C'est pourquoi il est triste de constater que de nos jours, elle se fait de plus en plus rare. Il faut reconnaître cependant que le musulman dans le monde occidental en général est confronté à un dilemme. D'un côté il est conscient de l'importance de la pudeur en Islam. Mais de l'autre côté, il est submergé par le libertinage et l'impudeur qui règnent dans son environnement et dans la société dans laquelle il vit. Que doit-il faire alors ? En restant dans le domaine du possible, et en gardant à l'esprit les réalités actuelles, je vais vous faire humblement trois propositions afin d'essayer de surmonter cette difficulté. Ne cherchons pas à révolutionner notre environnement, à tout changer autour de nous. Commençons par être gardien de la pudeur dans notre propre foyer, avec nos épouses, nos filles, et bien sûr nos fils. C'est là une tâche d'autant plus importante aujourd'hui que notre foyer est infiltré par des influences néfastes, qui contribuent à saper et à faire disparaître la bonne morale de notre famille. Comme il est triste de voir aujourd'hui différents membres d'une même famille, qui, sans aucune honte, sont assis devant un écran et regardent tout sortes d'images obscènes et immorales. Sincèrement, pensez-vous qu'avec de tels agissements la pudeur sera sauvegardée dans le foyer ? La deuxième chose qu'il nous est possible de faire pour sauvegarder la pudeur dans notre société, c'est de préserver notre regard, et ainsi être un peu plus à l'abri des tentations qui conduisent vers le libertinage. Le regard, ne l'oublions pas, a été qualifié de flèche de Satan dans les Hadiths. Et enfin, la troisième chose à faire, c'est bien entendu de fortifier notre foi en Dieu. Comme nous l'avions vu au début, la pudeur est aussi un fruit de la foi. Il est donc tout à fait logique que plus nous serons imprégnés par la présence d'Allah, et plus il nous deviendra difficile de le désobéir. A partir du moment où nous aurons en nous cette présence divine, cette honte d'aller à l'encontre des commandements divins, il nous sera beaucoup plus facile de nous préserver des actes et des comportements répréhensibles et immoraux, même lorsqu'il n'y aura personne pour nous voir. Les Traditions nous apprennent que les Compagnons R.A. eux-mêmes ressentaient souvent le besoin de revivifier leur foi. Qu'en est-t-il de nous, qui vivons en cette fin de 20ème siècle, dans un environnement où le matérialisme règne en maître, et où on a tendance trop souvent à oublier Allah ? Il est fort possible, Insha Allah, que si nous allons suivre ces conseils, nous pourrons apporter une contribution importante dans l'effort de sauvegarde de la pudeur et de la bonne morale dans nos sociétés. Qu'Allah nous aide tous à y parvenir.
la pudeur de notre bien aimé Prophète
Sa pudeur
Elle est inséparable de la foi, elle est bien en tout. C'est le sentiment éprouvé par peur de commettre un acte répréhensible ou de dire un propos désobligeant. Cela apparaît par une rougeur au visage et le renoncement à ce qui pourrait dégrader ou attirer des critiques. Elle est chez la femme au rang du courage chez l'homme.
Abou Sa'id al-Khoudri, a dit : "L'Envoyé d'Allâh (pbsl) avait plus de pudeur que la vierge derrière le rideau de sa chambre, et lorsqu'il n'aimait pas une chose, cela nous apparaissait à son visage". (Al-Boukhâri, Mouslim)
'Aicha (RA) a dit : "L'Apôtre (pbsl) lorsqu'il lui était apparu de quelqu'un ce qu'il réprouve, ne nommait pas alors la personne en question, mais disait : "Qu'en est-il de gens qui font telle ou telle chose ou disent telle ou telle chose…" Il dénonçait la chose mais ne nommait pas la personne".
Anas ben Mâlik (ra) a dit : "Un homme entra en présence du Prophète (pbsl) avec des traces jaunâtres, mais il ne lui fit aucune remarque. En effet, personne n'avait à faire face, de sa part, à quelque chose de blessant. Ainsi, lorsque l'homme sortit, il dit (à ceux avec lui) : "Si vous pouviez lui dire qu'il lave cela".(*) C'est-à-dire les traces jaunâtres sur son vêtement". (Abou Dâwoud)
'Aicha (ra) a dit : "L'Envoyé d'Allâh (pbsl) n'était ni indécent, ni grossier, ni criard dans les souks. Il ne rendait pas le mal (à son égard) par le mal, mais il pardonnait et effaçait". (Al-Boukhâri)
Ceci d'ailleurs, est sa description dans la Thora, comme l'a rapporté 'AbdAllâh ben Salâm (ra).
abu bakr aljazairi (ce bien aimé) |
|  | | soukaina Invité
| Sujet: Re: augmentation mammaire Jeu 26 Juin 2008 - 18:11 | |
| salamoalaykom wa rahmatulah wa barakatuhu ma très chère soeur, en lisant ta question j ai eu un choque, ce qui m'a choquée ce n'est pas la question en elle même mais la manière dont celle ci est posée. Il y a certaine chose que tu aurais pu éviter, n'oubli pas que c'est un forum publique et que donc des frères liront ta question. Tu aurai pu éviter de te décrire en detail et de raconter ta vie privée. Je ne dis pas que ta question est mauvaise, loin de la, il n 'y a aucune honte dans la religion mais ce n'est pas pour autant que l'on ne doit pas rester publique! Imagine un peu que ton futur mari (inchallah ) lise la question, crois tu qu'il aimerait que sa futur femme soit décrite sur un forum, en plus par elle même, wallahu a3lem, mais je ne le pense pas ... qu Allah nous guide, en espérant voir une plus pudeur au sein de notre comunauté... |
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